Le monde

Kenzeyiel semble abandonnée dans un univers immense privé de soleil. Pourtant elle n’est pas seule. Sa lune, Zéyiel, veille inlassablement sur son inséparable sœur. Elle irradie chaque être et chaque chose sur Kenzeyiel. Cette énergie, appelée Kenzé, a façonné au cours des siècles, des créatures surprenantes et des paysages irréels.

Nombre des végétaux qui y poussent, rivalisent de couleurs, de formes, de tailles et ne font qu’ajouter à sa splendeur. A côté d’arbres bleutés dont les cimes semblent toucher le ciel, poussent des fleurs aux couleurs chatoyantes, des plantes rampantes pastels, des buissons aux baies fauves, des mousses moelleuses, des champignons phosphorescents, des lianes majestueuses et autres plantes qui complètent ces entrelacs compliqués d’une végétation harmonieuse.

Même les lois de la gravité sont soumises à la force implacable du Kenzé. Certaines régions de la planète sont aériennes et on peut y voir des rochers aussi lourds qu’un palais flotter avec l’aisance d’une plume sous le vent, des arbres et des fleurs pousser en plein ciel et des êtres vivants vivre à des centaines de mètres du sol.

Des nelm’olns, êtres innombrables et minuscules nés dans les fleurs, tombent telle une pluie étincelante, tandis que des créatures plus imposantes émerveillent les aventuriers. Nombre d’espèces intelligentes peuplent cette planète. Les galns, athlétiques êtres aquatiques ; les seuques, quadrupèdes au regard perçant ; les aulnots à l’agilité prodigieuse ; les pyoosks, intrigants humanoïdes végétaux et les iebems qui rivalisent d’ingéniosité.

Kenzeyiel, ce monde où les artistes dominent les rois, où les inventeurs créent l’impensable et où les acoustes rêvent de dompter le Kenzé, recèle encore bien d’autres surprises.